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дөньясы
Le Monde
d’une Renarde

Сказка, рассказанная шёпотом Пышылдап сөйләнгән әкият Un conte murmuré

Париж → Казань Париж → Казан Paris → Kazan

Projet artistique international

Présentation du livre d’artiste · Deux expositions · Conférences et laboratoire

Octobre 2026 2–18 Entrée gratuite Réserver un billet →
Lieu TsUM Kazan, 2 rue Moskovskaïa En savoir plus →

Composer son monde

« Le Monde d’une Renarde » est une exposition sur la mémoire et l’imagination, sur la façon dont on compose son propre monde lorsque la vie familière se transforme. La langue de l’enfance, les photographies de famille, les livres, les contes, les ornements et les objets gardent le lien avec la maison. Il en naît un espace où l’avenir peut être imaginé.

Rimma Bassarieva vit en France. Son monde ressemble à un korama yurgan, un patchwork tatar où voisinent la Iakoutie, un village tatar de Bachkirie, Nijni Novgorod et Paris. Chaque lieu a sa langue, et la traduction laisse toujours une part de non-dit. Début septembre, le projet s’est ouvert avec son exposition personnelle au Palais Royal, à Paris. Elle a reçu l’accueil chaleureux du public et l’estime de représentants de musées d’art contemporain et d’institutions culturelles.

À Kazan, la conversation sur l’art tatar se poursuit dans une exposition élargie des œuvres de Rimma et dans l’exposition collective « La Grammaire de la traduction », qui réunit dix artistes contemporains de Kazan, de Naberejnye Tchelny et d’Oufa. Pendant le programme-laboratoire parallèle, les acteurs créatifs de la ville et des chercheurs tenteront ensemble de trouver un langage pour parler de la culture tatare.

Le projet est réalisé avec le soutien de l’Alliance Française de Kazan et de la Direction du développement des quartiers historiques de Kazan.

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Ce qui vous attend

Le cœur du projet

Le projet a commencé par un livre d’artiste manuscrit, « Les Histoires d’une Renarde ». Ce sont trois contes en tatar et en français, calligraphiés et illustrés à la main. La renarde prend la route pour comprendre qui elle est et comment sauvegarder sa langue maternelle. Trois récits parallèles coexistent dans ce livre : les illustrations, l’ornement et le texte.

Début septembre, le livre a été présenté lors de l’exposition parisienne. Vient le chapitre kazanais : une double exposition, un cycle de conférences et un laboratoire de la nouvelle culture tatare. Un espace de recherche, de dialogue et d’expérimentation partagés.

Une édition imprimée sera tirée de l’original, à 1 000 exemplaires seulement, pour que chacun puisse garder un fragment du projet en souvenir. Quant au livre manuscrit, pièce unique, il sera vendu aux enchères après les expositions. Une part des fonds ira au soutien d’artistes tatars, de la Volga et de l’Oural qui préparent leur entrée sur le marché international.

Exposition personnelle

D’un village tatar à Paris, et retour

L’exposition de Rimma Bassarieva (RIMMA) réunit la présentation du livre « Les Histoires d’une Renarde » et un ensemble de 30 toiles fondées sur la langue, la mémoire et l’expérience d’appartenir à une culture qui se conserve et se transforme loin de son lieu d’origine.

Née à Iakoutsk, Rimma a passé son enfance chez son grand-père, dans un village tatar de Bachkirie, avant de vivre à Nijni Novgorod. Diplômée de l’école parisienne Studio Berçot, elle a travaillé dans la mode, notamment chez LVMH, John Richmond et Giorgio Armani. Depuis 2021, elle se consacre entièrement à l’art : expositions à Paris et à Berlin, œuvres dans des collections privées en Europe et aux États-Unis.

Vivre entre plusieurs langues et plusieurs milieux culturels est devenu l’un des points de départ de sa pratique. Contes tatars, ornements, mémoire familiale et langue maternelle apparaissent dans ses œuvres non comme un retour vers le passé, mais comme une matière avec laquelle travailler aujourd’hui.

Toutes les œuvres ont été créées et montrées pour la première fois à Paris, où Rimma vit et travaille. Mais c’est à Kazan qu’elles se déploient pleinement, parmi ceux à qui ces mots et ces images appartiennent.

« Il m’importe de rendre un corps à la culture. La langue tatare n’est pas une suite de lignes dans un manuel, c’est une matière vivante, qui respire »

Portrait de Rimma Bassarieva Table d’atelier : feuillets manuscrits, reliure et esquisses Doubles pages du livre manuscrit sur la table de l’exposition à Paris Rimma Bassarieva à la table avec le manuscrit, au vernissage à Paris
Rimma Bassarieva. Photo : archives du projet
Table de travail : brouillons des contes, esquisses des illustrations et reliure faite main
Doubles pages du manuscrit à l’exposition du Palais Royal, Paris
Vernissage à Paris : Rimma et le manuscrit, septembre 2026

Édition imprimée

Un fragment de l’art
tatar contemporain
chez vous

Réservez l’édition limitée du livre

La version imprimée du livre d’artiste manuscrit « Les Histoires d’une Renarde » n’est ni un souvenir ni une reproduction : c’est un artefact à part entière du projet franco-tatar.

L’édition tatar-russe est préparée avec la maison d’édition kazanaise « Yulbasma ». Trois histoires, qui existent dans l’original comme des livres manuscrits distincts, sont réunies pour la première fois en un seul volume : textes, dessins, ornements et calligraphie de l’auteure, adaptés pour l’impression.

Tirage limité : 1 000 exemplaires seulement.

Réserver gratuitement →

Sans frais et sans engagement

Édition imprimée des « Histoires d’une Renarde » : pile de livres, couverture aux deux renardes Double page de l’édition imprimée : la renarde sous un ciel étoilé Double page de l’édition imprimée : calligraphie en boucle ornementale et petites renardes Gros plan d’une page imprimée : le museau de la renarde et l’étoile rouge
Exposition collective

La Grammaire de la traduction

Le langage artistique dans lequel la culture tatare parle d’elle-même aujourd’hui
et dans lequel on l’entendra demain

Cette exposition réunit des artistes de générations, de médiums et de parcours professionnels différents.

Ici, ni style ni école uniques — mais une problématique commune : comment l’héritage culturel des ancêtres vit aujourd’hui.

01Rustem
Kildibekov
« De la peinture monumentale à la tapisserie »En savoir plus (RU) →
02Adel
Khaliullin
« Je crée des volumes féeriques »En savoir plus (RU) →
03Guzel
Bilyandinova
« Préserver les traditions nationales »En savoir plus (RU) →
04Lenar
Akhmetov
« Insuffler une vie nouvelle aux artefacts »En savoir plus (RU) →
05Nelli
Akchurina
« Je découvre l’identité à travers la famille, la lignée, les racines »En savoir plus (RU) →
06Alfiya
Kuramshina
« Faire la synthèse de différents médiums »En savoir plus (RU) →
07Liliya
Safina
« Des lignes et des silhouettes qui créent le mythe »En savoir plus (RU) →
08Gulnaz
Ismagilova
« L’art de la belle écriture »En savoir plus (RU) →
09Aliya
Gaynullina
« L’installation, voie de connaissance »En savoir plus (RU) →
10Ruslana
Shaymieva
« Donner vie aux contes et aux rêveries »En savoir plus (RU) →
Dix artistes — dix pièces d’un même patchwork : c’est ainsi, morceau par morceau, que se coud l’avenir de l’art contemporain tatar.
Conférences

Laboratoire de la nouvelle culture tatare

Conversations, performances et recherches communes où les communautés créatives de Kazan réfléchissent à la langue, à la mémoire et aux manières d’exister de la culture — et créent une expérience nouvelle au sein du projet.

2octobre

Rencontre avec les étudiants de l’École d’art Fechine

Un échange sur le parcours d’artiste : du village tatar et du Studio Berçot à une mythologie personnelle. Rencontre réservée aux étudiants de l’école.

Rimma Bassarieva

Sur invitation
2octobre18 h 30

« Être artiste. En son nom propre »

Table ronde sur l’auteure au féminin dans l’art tatar : comment un nom devient une position artistique, et ce que coûte parler à la première personne. En collaboration avec le projet « Le Monde de la femme tatare ».

Rimma Bassarieva, Alfiya Sargin, Gulnaz Ismagilova, Aliya Gaynullina

3octobre18 h 30

« La corporéité tatare existe-t-elle ? »

« ARA », performance sur la mémoire et le déplacement : l’interprète trace de nouveaux territoires en laissant entre eux des intervalles — « ara » — et emporte chaque fois sur son corps un fragment de la frontière précédente. Les anciens espaces se vident, le corps devient une carte en patchwork des lieux, des langues et des états vécus. Après la performance, une conversation : la corporéité tatare existe-t-elle ?

Radik Aynullov, performeur ; Anna Antonova, improvisation musicale ; en conversation — Tufan Imamutdinov, metteur en scène, et Marsel Nuriev, chorégraphe et metteur en scène, collectif artistique « ӘLIF »

4octobre11 h14 h

« Atelier. Composer son conte »

Atelier avec l’artiste pour les enfants : qu’est-ce qu’un objet d’art et en quoi diffère-t-il d’un livre ordinaire, comment écrire son propre conte et l’illustrer — pour en composer un monde à soi. L’atelier a lieu deux fois : à 11 h avec l’Alliance Française de Kazan, à 14 h avec l’initiative Dobraïa Kazan.

Rimma Bassarieva

Sur invitation
5octobre

Rencontre avec les étudiants de l’Institut
de la culture de Kazan

Une conversation sur l’évolution de l’art contemporain : ce qui s’est déplacé ces dernières décennies et les questions auxquelles il répond aujourd’hui. Ce qui rapproche les scènes artistiques française et russe et ce qui les sépare — le regard d’une artiste qui travaille entre deux contextes. Rencontre fermée, réservée aux étudiants de l’institut.

Rimma Bassarieva

Sur invitation
5octobre18 h 30

« Le code du Tatar » : transmettre un monde, pas un mode d’emploi

Il n’est pas nécessaire de parler parfaitement ni de connaître tout le canon pour ressentir le lien. Quel environnement créer pour qu’un enfant compose lui-même son monde à partir de la langue, des histoires, de la musique et de la famille — plutôt qu’un mode d’emploi de la culture.

Dilyara Yakubova, directrice du centre d’éducation et des technologies éducatives Sälät, directrice de l’école Sälät « Almagach » ; Ilshat Rakhimbay, réalisateur du film « Mikulai » ; Ayrat Fayzrakhmanov, docteur en histoire, directeur général du Musée national du Tatarstan

6octobre18 h 30

« Porter ce qui est sien. Qu’est-ce qui rend un design tatar ? »

L’espace d’appartenance se compose d’ornements, de tissus, de la mémoire des objets. Le vêtement rend cette idée littérale : le lien culturel se porte sur soi. Où passe la frontière entre la citation et un design tatar nouveau ?

Liliya Galimullina, créatrice de la marque LUSI ; Yulia Akhmetzyanova, ethnographe, fondatrice d’un atelier ethnographique et de la marque de vêtements éponyme ; Gulnaz Badretdin, historienne de l’art, cofondatrice du festival de culture tatare urbaine « Pechän Bazary » ; Gulnaz Shakirova, chanteuse du groupe « Dyshat »

7octobre18 h 30

« Qu’est-ce qui rend un livre tatar ? La langue, l’auteur, le sujet ou le lecteur ? »

« Les Histoires d’une Renarde » sont écrites en tatar et en français, faites à Paris et montrées à Kazan. Une conversation sur l’identité d’un texte : la langue suffit-elle, l’origine de l’auteur décide-t-elle — ou est-ce le lecteur qui rend un livre tatar ?

Guzel Khasanova, docteure en économie, fondatrice de la maison d’édition « Yulbasma » ; Leyla Leron, responsable marketing des restaurants TATAR et « Kunel » ; Regina Gayazova, coautrice du projet « Tatarcha komikslar » (« Bandes dessinées tatares ») ; Bella Djandjgava, chanteuse Beku

8octobre18 h 30

« Le motif comme écriture : l’ornement tatar et la mémoire visuelle »

L’ornement comme système d’écriture : ce que chiffre la géométrie du motif, comment il passe du tissu et du cuir à l’écran, et pourquoi il reste reconnaissable. Conférence du cycle « Le Code de la nation. Sept conversations sur la culture tatare » — en collaboration avec le projet Tartaria.

Elena Gushchina, ethnologue, docteure en histoire, maîtresse de conférences au département d’archéologie et d’ethnologie de l’Université fédérale de Kazan

15octobre12 h

L’évolution de la figure féminine dans les arts plastiques du Tatarstan, XXe–XXIe siècles

Analyse d’œuvres clés d’artistes de la république et de la spécificité régionale du discours de genre. Le canon soviétique, la couleur nationale — et ce qu’ils sont devenus dans les stratégies artistiques contemporaines. Séance pour les étudiants de l’Université fédérale de Kazan.

Razilya Ilyasova, commissaire de l’exposition

Sur invitation

Chaque événement du programme nécessite un billet distinct — gratuit, mais le nombre de places est limité.

Organisateurs
Rimma Bassarieva
Rimma Bassarieva
Artiste, auteure de l’idée et inspiratrice du projet
Enzhe Dusaeva
Enzhe Dusaeva
Commissaire de l’exposition de Kazan
Razilya Ilyasova
Razilya Ilyasova
Commissaire de l’exposition de Kazan
Elina Tabakchi
Elina Tabakchi
Organisatrice de l’exposition de Kazan
Shamil Kuramshin
Shamil Kuramshin
Producteur du projet
Rafaella Nizaeva
Rafaella Nizaeva
Productrice du projet
Rustem Mirgalimov
Rustem Mirgalimov
Mécène du projet

Partenaires
Iske Tatar Bistäse — la Vieille Sloboda tatare Alliance Française Kazan Maison d’édition Yulbasma TsUM — Centre des savoir-faire uniques, lieu de l’exposition

Un projet, deux expositions, un laboratoire.
Mille façons de composer son monde.

2–18 octobre 2026

Tous les jours de 10 h à 21 h

Adresse
Centre des savoir-faire uniques
2 rue Moskovskaïa, Kazan
Salle 121
Entrée gratuite
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